Dernière mise à jour : novembre 2026 — données disponibles pour la campagne cacaoyère 2024/2025.

La production mondiale de fèves de cacao est estimée à 4,733 millions de tonnes en 2024/2025, en hausse de 8,5 % sur un an. Les broyages, qui mesurent la quantité de fèves transformées, ont reculé à 4,649 millions de tonnes. Le marché est ainsi revenu à un faible excédent après le déficit exceptionnel de la campagne précédente.[1]

Le marché mondial du cacao en 2024/2025

  • 4,733 millions de tonnes de fèves produites dans le monde ;
  • 4,649 millions de tonnes de fèves broyées ;
  • un excédent mondial estimé à 37 000 tonnes ;
  • 1,309 million de tonnes de stocks en fin de campagne ;
  • un rapport entre les stocks et les broyages de 28,2 %.

Ces estimations figurent dans le bulletin de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) publié en août 2026. L’ICCO n’y publie pas encore d’estimation pour la campagne 2025/2026 et précise que les données peuvent être révisées.[1]

Production, transformation et équilibre du marché

Campagne Production mondiale Broyages mondiaux Solde Stocks de fin de campagne
2024/2025 4,733 millions de tonnes 4,649 millions de tonnes +37 000 tonnes 1,309 million de tonnes
2023/2024 4,362 millions de tonnes 4,810 millions de tonnes −492 000 tonnes 1,272 million de tonnes

Le solde ne correspond pas à la simple soustraction de la production brute et des broyages. L’ICCO utilise la récolte nette, corrigée notamment des pertes de poids. Les chiffres de 2023/2024 proviennent du bulletin de mai 2026 ; ceux de 2024/2025 ont été révisés dans le bulletin d’août 2026.[2][1]

Les principaux pays producteurs de cacao

La Côte d’Ivoire demeure le premier producteur mondial. Dans son rapport annuel 2024/2025, l’ICCO estimait sa récolte à 1,681 million de tonnes. Le Ghana et l’Équateur suivaient avec 600 000 et 570 000 tonnes. Ces données par pays ont été publiées avant la dernière révision du total mondial et doivent donc être lues comme des estimations de campagne.[3]

Rang Pays Production estimée en 2024/2025 Région
1Côte d’Ivoire1 681 000 tonnesAfrique
2Ghana600 000 tonnesAfrique
3Équateur570 000 tonnesAmériques
4Nigeria330 000 tonnesAfrique
5Cameroun310 000 tonnesAfrique
6Indonésie200 000 tonnesAsie et Océanie
7Brésil190 000 tonnesAmériques
8Pérou165 000 tonnesAmériques
9Colombie75 000 tonnesAmériques
10République dominicaine72 000 tonnesAmériques

L’Afrique reste la principale région productrice. Le rapport annuel de l’ICCO lui attribuait environ 3,253 millions de tonnes, contre 1,15 million de tonnes pour les Amériques et 298 000 tonnes pour l’Asie et l’Océanie.[3]

Une filière portée par les petites exploitations

La culture du cacao fait vivre environ cinq millions de petits producteurs dans le monde, selon la FAO. Le niveau des récoltes dépend notamment de la pollinisation, de la santé des sols, des températures, des maladies des cacaoyers et de l’âge des plantations.[4]

Cette dépendance à quelques grands bassins de production rend le marché sensible aux aléas climatiques et sanitaires. La campagne 2023/2024 l’a illustré avec un déficit de 492 000 tonnes et une forte baisse des stocks. La reprise de 2024/2025 a rétabli un léger excédent, sans faire disparaître ces fragilités structurelles.[2][1]

Des prix mondiaux toujours élevés et volatils

Sur la campagne 2024/2025, le prix indicateur de l’ICCO a atteint en moyenne 6 612 dollars par tonne, soit environ 39 % de plus que pendant la campagne précédente. L’organisation relève une forte volatilité : les prix ont culminé à la fin de 2024, avant de reculer à partir de janvier 2025 avec l’amélioration de l’offre et le ralentissement de la demande.[3]

Le prix des fèves ne se répercute pas mécaniquement ni immédiatement dans le prix d’une tablette. Les fabricants achètent une partie de leurs besoins à l’avance, tandis que le coût final dépend aussi du sucre, de l’énergie, des emballages, du transport et de la distribution.

Comment lire les statistiques mondiales du cacao ?

L’année cacaoyère de l’ICCO s’étend d’octobre à septembre. La production désigne les fèves récoltées, tandis que les broyages mesurent les fèves transformées en masse, beurre et poudre de cacao. Ces données ne doivent pas être confondues avec la production de chocolat fini, le chiffre d’affaires des confiseurs ou la consommation des ménages.

Les estimations sont révisées à mesure que les récoltes, les échanges et les stocks sont mieux connus. Pour les données nationales, consultez également le marché du chocolat en France et la page consacrée à la consommation française de chocolat.

Sources

  1. ICCO, bulletin trimestriel de statistiques du cacao, août 2026.
  2. ICCO, bulletin trimestriel de statistiques du cacao, mai 2026.
  3. ICCO, rapport annuel 2024/2025.
  4. FAO, « Global chocolate supply is limited by low pollination and high temperatures », 13 mars 2025.