Chloé Beurier-Bournot sacrée Meilleure Apprentie de France 2026 en chocolaterie-confiserie

Par Aurélie · Publié le Mercredi, 4 novembre 2026 - 09:22

Chloé Beurier-Bournot a remporté l’édition 2026 du concours Un(e) des Meilleur(e)s Apprenti(e)s de France en chocolaterie-confiserie. Formée au CFA Bernard-Stalter d’Eschau et apprentie chez ERITHAJ Chocolat, elle s’est imposée à l’issue de la finale nationale du 27 octobre 2026, avant la proclamation du résultat le lendemain au Salon du Chocolat de Paris.

Une apprentie formée en Alsace

Chloé Beurier-Bournot suit sa formation à CMA Formation – CFA Bernard-Stalter, à Eschau, dans le Bas-Rhin. Son apprentissage se déroule chez ERITHAJ Chocolat, maison alsacienne qui transforme en France des fèves de cacao sélectionnées dans le sud du Viêt Nam.

Son parcours dans le concours est passé par la sélection régionale organisée à Nancy le 24 juin 2026. La finale nationale réunissait ensuite huit candidats à l’École de Paris des Métiers de la Table, à Paris. Chloé Beurier-Bournot y a présenté une interprétation des « profondeurs des mers », thème imposé à l’ensemble des participants.

La lauréate a choisi d’évoquer le milieu abyssal, notamment à travers une baudroie des abysses. Au-delà de la pièce visuelle, le résultat récompense un travail complet : produits de chocolaterie, confiseries, présentation et organisation en laboratoire.

Une finale de sept heures trente très encadrée

La finale s’est tenue le mardi 27 octobre 2026. Les candidats disposaient de sept heures trente de fabrication, auxquelles s’ajoutaient trente minutes d’installation et trente minutes pour mettre en place le buffet. Le règlement imposait aussi le tablage manuel du chocolat : les procédés destinés à automatiser la mise au point des couvertures étaient interdits.

Le programme ne se limitait pas à une sculpture. Les finalistes devaient notamment réaliser des bonbons en pâte d’amandes enrobés de chocolat noir, des modelages en pâte d’amandes, des bonbons de chocolat au lait garnis d’une ganache caramel semi-liquide, des tablettes de chocolat noir aux amandes caramélisées et des pâtes de fruits. Une spécialité personnelle complétait cet ensemble.

Pour la finale, une spécialité de confiserie régionale s’ajoutait aux productions déjà demandées lors des sélections. Les candidats devaient également présenter un montage commercial et un présentoir tout chocolat, avec des limites précises de poids et de dimensions. L’épreuve vérifiait ainsi la maîtrise des recettes, mais aussi la capacité à produire des pièces régulières et à construire une présentation cohérente dans un temps contraint.

Technique, goût et présentation évalués séparément

Trois jurys intervenaient pendant la compétition : fabrication, dégustation et présentation. Le premier observait notamment les techniques, l’hygiène et l’organisation. Le deuxième évaluait le goût et les textures. Le troisième jugeait les qualités artistiques, l’originalité et la manière de traiter le thème.

Cette séparation permet de ne pas réduire le concours à l’apparence de la pièce finale. Un candidat doit maîtriser la cristallisation du chocolat, la régularité des bonbons et la texture des intérieurs, tout en respectant son planning. Il doit aussi présenter des produits commercialement lisibles et relier ses choix esthétiques au sujet imposé.

Le thème « Les profondeurs des mers » laissait une place à l’interprétation personnelle, mais dans un cadre technique strict. C’est cette combinaison entre créativité et exécution professionnelle qui fait la difficulté de la finale.

Un résultat proclamé au Salon du Chocolat de Paris

Le règlement prévoyait la proclamation du résultat le mercredi 28 octobre 2026 au Salon du Chocolat de Paris. L’annonce a bien eu lieu sur la scène du salon, au lendemain de la finale. Les créations des huit finalistes ont ensuite été présentées aux visiteurs dans l’Allée de l’Inspiration.

Le titre distingue donc une prestation réalisée la veille, après plusieurs mois de préparation et une sélection régionale. Pour Chloé Beurier-Bournot, cette récompense met en lumière à la fois son parcours d’apprentie, son centre de formation et l’expérience acquise chez ERITHAJ Chocolat.

Le concours montre aussi ce qui est attendu d’un jeune chocolatier-confiseur : de la précision, une bonne organisation, une maîtrise du goût et la capacité à donner une identité claire à plusieurs réalisations. À ce niveau, la créativité ne remplace pas la technique ; elle doit s’appuyer sur elle.

Sources